Remparts à Saint Trivier sur Moignans
Sous l’ancien régime, Saint-Trivier-sur-Moignans était une baronnie importante regroupant cinq paroisses et douze seigneuries. Dès le XIVe siècle vraisemblablement, la ville était défendue par un rempart fortifié. Il permettait aux seigneurs et à la population locale de se réfugier en cas de conflit. Cette enceinte en "carrons savoyards" était alors flanquée de quatorze tours et encerclée par un fossé en eau, alimenté par un étang voisin. Trois portes, aujourd’hui disparues, permettaient d'accéder à la ville : les portes de Lyon au sud, de Châtillon au nord et de Montmerle à l'ouest. Après le démantèlement des remparts, plusieurs constructions de la ville ont été élevées en partie avec les carrons provenant des murailles. En remontant la rue Montpensier jusqu'à la mairie puis en tournant à gauche, rue de la République, vous pourrez observer différents bâtiments construits avec de la brique dont une maison à encorbellement et un puits. Au gré des époques, des usages et des enjeux, ces remparts ont été considérablement modifiés. Ces changements s’observent aussi dans la cour de la ferme, propriété de la commune de St-Trivier-sur-Moignans. Adossée aux remparts, la belle façade XVIIe, avec sa succession d’arcades, rappelle celle du château de Bouligneux. Au XVIIe siècle des magasins occupaient la partie basse des bâtiments et l’étage, accessible par un escalier rustique aux marches imposantes en bois, servait de greniers à grain pour la bourgade rurale. Cette utilisation publique a sauvé cette partie de remparts à la Révolution. Quant au pigeonnier, déjà mentionné en 1746, il a été bâti dans une des quatorze tours d’origine. Dans sa partie supérieure, il a gardé des nids et un reste d’échelle tournante.
Renseignements et visites
visite sur rendez-vous, contacter la mairie au 04 74 55 88 11.

Tour d'Ambérieux en Dombes | 8.5 km
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